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mardi 20 juin 2017

LES ESCADRILLES ONT DÉCOLLÉ

  Chirac disait que les emmerdements volent toujours en escadrilles. Macron est en train d'en faire l'amère expérience.
 Mais quelle idée aussi que d'inaugurer un mandat présidentiel par une loi sur la "moralisation de la vie politique". Il a dû mesurer le risque puisqu'il en a rapidement changé le titre préférant l'appeler "loi sur le rétablissement de la confiance dans l'action publique". Mais est-il vraiment plus facile de rétablir la confiance que d'instaurer la morale ?
  Voici précisément que les ennuis arrivent avec la mise en cause de plusieurs de ses ministres. Cela a commencé avec l'ouverture d'une enquête préliminaire sur Richard Ferrand, le ministre de le cohésion et des territoires "dans le but de rechercher si des faits sont susceptibles de constituer une infraction pénale en matière de manquements aux devoirs de probité et aux règles spécifiques du code de la mutualité."
  A l'Élysée comme à Matignon, on commence par défendre Ferrand en disant que la question de son maintien au gouvernement ne se poserait qu'en cas de mise en examen et que seuls les électeurs en étaient aujourd'hui juges. 
  Ils ont tranché en sa faveur en le réélisant député mais le lendemain il quitte le gouvernement, de son plein gré évidemment, pour devenir président du groupe LREM. La question a été réglée en tête à tête avec le président de la République, hors la présence du premier ministre, chef de la majorité et de tout représentant du parti et de députés alors qu'il s'agit d'une prérogative parlementaire. Jupiter a tranché...
  Et puis vient le tour de Sylvie Goulard. Normal direz-vous de trouver en tête de patrouille la ministre des armées ! Elle a demandé, au président bien entendu, "de ne plus faire partie du gouvernement pour démontrer sa bonne foi", ce qu'au sommet de l'État on a traduit par "pour des raisons personnelles". Aucun rapport donc avec l'ouverture d'une enquête préliminaire visant plusieurs députés européens, dont elle-même, "pour "abus de confiance et recel d'abus de confiance" . Sale coup quand on s'est fixé comme priorité justement de rétablir la confiance ! 
  La justice cherche à "déterminer si des irrégularité ont été commises et si elles sont susceptibles de recevoir une condamnation pénale." C'est ce que l'on appelle des motifs personnels.
 Tellement personnels qu'un, une en fait, troisième ministre entre dans les turbulences, Marielle de Sarnez, également visée par les enquêtes préliminaires concernant les assistants parlementaires européens employés au sein du parti à Paris. 
 Bayrou lui-même, président du Modem et depuis peu ministre de la Justice, aurait bénéficié de ces pratiques dont la cheffe de cabinet, la secrétaire particulière et une attachée de presse auraient été rémunérées par le parlement européen en tant qu'assistants d'eurodéputés.
  Scandale ? Pas vraiment. Marielle de Sarnez, tout sourire,  déclare que "le gouvernement ou la présidence du groupe MoDem à l'assemblée, ce sont des engagements passionnants." ! Peut-on pourtant envisager notre ministre des affaires européennes mise en cause par l'Office européen de la lutte anti-fraude (OLAF) ? On marche ... sur la tête !
  Et notre ministre d'État cherche-t-il à nous redonner confiance en pulvérisant les soupçons ? Eh bien non. Un ministre de la justice ne commente pas les affaires de justice...

  

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