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lundi 12 juin 2017

LA CINQUIÈME SEMAINE DU PRÉSIDENT MACRON : 16 = 75

 Macron a accompli, lors du premier tour des élections législatives, un grand exploit. Personne ne peut le nier, personne ne s'y attendait d'ailleurs, même pas lui, d'une telle ampleur en tout cas.
 Il est en train de se constituer une majorité absolue à l'assemblée nationale telle que l'on n'en avait jamais vue sous la cinquième République. Avec 32,32% des voix, soit 16% des inscrits, il disposerait, c'est bien le mot, d'au moins 400 députés peut-être même 450/455, c'est à dire 75% de l'assemblée !  Évidement au détriment de tous les autres partis qui subissent une sévère défaite quand ce n'est pas un désastre.
  La presse se délecte, elle adore les titres imagés, avec une préférence évidemment en faveur de "Tsunami" pour les macronistes et de "Berezina" pour ce qui restera de l'opposition. 
 Pour cette dernière, c'est déculottée pour tout le monde mais avec une mention spéciale pour le PS qui s'attend à perdre près de 300 députés, soit environ 90% des sièges qu'elle avait dans l'assemblée sortante ! Cadeau d'adieu de Hollande.
  En comparaison, les Républicains et leurs alliés (21,56%) font "beaucoup mieux" et ne perdraient "que" 50 % de leurs troupes, soit une centaine de députés...
  La France insoumise, qui ne rate aucune occasion de fanfaronner, se comporte en triomphateur : avec ses 11,02% elle dépasse "largement" le PS (7,44% sans ses alliés). Si elle s'adjoint les communistes - avec lesquels elle est pourtant à couteaux tirés - et les divers extrême gauche, LFI du haut de ses 14,5%, "écrase" non seulement les socialistes et leurs alliés (les radicaux, les écologistes et les divers gauche), "loin derrière" avec 13,81%, mais aussi le FN "réduit à 13,13%. Sacré Mélenchon, un vrai Marseillais... 
  C'est moins brillant en nombre de sièges si l'on en croit les estimations qui donnent de 20 à 30 députés au PS et à ses alliés, de 8 à 18 à France insoumise et aux alliés qu'elle s'attribue, mieux que les 1 à 5 que l'on prédit au FN. Selon le même sondage (Steria/Sopra pour France 2), la droite obtiendrait de 70 à 110 et les macronistes de 415 à 455.
 À ce niveau d'écart les chiffres réels ont peu d'importance, Macron a largement gagné son pari et disposera de tous les moyens pour gouverner. On peu ergoter sur la disproportion entre le nombre de voix obtenues par chaque parti et le total des sièges qu'il récoltera. C'est, en effet, parfaitement injuste mais c'est la règle de la Vème République et il en a toujours été ainsi, sans que cela ne choque vraiment les français qui veulent de la stabilité et de l'autorité.
  Le problème, parce qu'il y a tout de même un problème, est le suivant : Macron a été élu président avec 24 % des votants. Au premier tour, bien entendu, mais ce qui compte c'est que moins d'un quart des français qui se sont exprimés (40% se sont abstenus) l'ont choisi. c'est nettement moins que tous ses prédécesseurs. Et aux législatives, son parti n'a recueilli que 32% des voix alors que plus d'un français sur deux s'est abstenu.
 Le quotidien "Le monde" a bien perçu la difficulté en affichant en première page un camembert coupé en deux avec la moitié correspondant aux abstentions et un petit triangle jaune de 15,39% représentant le poids de l'alliance République en marche-MoDem.
  Bien entendu, il n'est pas ici question de légitimité, elle est incontestable, mais de ce qui apparaît tout de même comme un manque d'enthousiasme, voir de perplexité à son égard, de la part des français.
  Jusqu'ici tout va bien et les français n'ont aucune raison de regretter leur choix mais quand viendra le temps des difficultés, et elles ne tarderont pas à apparaître, comment réagiront-ils ? 
  Sans doute Macron se dit-il comme Laetitia Bonaparte à propos de son rejeton : « Pourvou qu'ça doure ! ». 
  
  

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