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mercredi 19 avril 2017

LE PRINCIPE DE PRÉCAUTION IMPOSE QUE L’ON DÉGAGE LES EXTRÊMES

 "Le principe de précaution impose de s'abstenir de toute action faisant courir un risque de catastrophe irréparable".
 Il est d'autant plus nécessaire de l'appliquer aux candidats de l'extrême droite et de l'extrême gauche à l'élection présidentielle que les risques gravissimes qu'ils font courir à la France sont, à quelques exceptions près, les mêmes. Ces risques sont fort nombreux. Nous n'en citerons que quatre, les plus redoutables.
1.Il est certain que ni Le Pen, ni Mélenchon, au cas où l’un d’entre eux serait élu, n’obtiendrait la majorité absolue pour gouverner. On voit mal des renforts significatifs rejoindre le FN et l’on imagine la joyeuse pagaille qui régnerait à l’assemblée avec la cohabitation des différentes gauches, d’autant plus qu’elles se seraient étripées aux législatives. Premier risque donc l’instabilité et le désordre politique.
Il en résulterait un autre, encore plus grave : la dérive plébiscitaire. Bien entendu, les deux candidats ont mesuré le danger de se retrouver en minorité et c’est la raison pour laquelle ils ont prévu de réformer, dès leur arrivée, la constitution et les modalités d’expression de la souveraineté populaire. Puisqu’une majorité politique n’est pas possible, traitons directement avec le peuple !
Ils prévoient ainsi, l'un et l'autre, de modifier la constitution directement par référendum, ce qui est en contradiction avec le texte suprême dont l'article 89 impose l'accord préalable des deux assemblées sur le projet de révision. Mais quand on est populiste on ne s’embarrasse pas de la constitution. Encore moins du pouvoir législatif.
    C’est pourquoi ils institueront également le scrutin proportionnel intégral. Le Pen est maligne : elle accordera un bonus de 30% à la liste arrivée première. La présidentielle gagnée, en tête aux législatives, elle pourra  faire ce qu’elle veut. Mélenchon, à priori, est moins malin : avec la proportionnelle, il va multiplier le groupes politiques et organiser la guerre des frondes ! Mais, en réalité, il se moque de l’assemblée. Quand on est populiste, on gouverne directement avec le peuple. On ne se préoccupe pas des contre-pouvoirs.
 Tous ces mécanismes diaboliques font courir un risque mortel à la République. Si l’on vous dit que ce ne sera jamais que la sixième fois que la France change de République et qu’il ne faut pas en faire un drame, dites-vous que cette fois-ci ce ne serait pas une question de numéro mais de nature : après tout, on a connu des Républiques Populaires et des démocraties plébiscitaires ! Si cela vous tente…
3.Le délire dépensier constitue également le troisième risque majeur. Nous avons déjà évoqué les promesses de dépenses faites par ces deux candidats. De quoi tomber à la renverse : 150 milliards pour Le Pen, 273 milliards pour Mélenchon ! Pourquoi se priver dès lors que l’on a décidé de ne plus respecter les engagements européens en matière de dépenses publiques et que l’on n'entend pas rembourser la dette ?
4.Quatrième risque, d'une dangerosité maximum : la sortie de l’Union européenne et le remplacement de l’euro par le franc. Nous avons déjà évoqué ce point et le choc mortel qu’il ferait subir à la France. Ruine et misère ne seraient plus des risques mais des certitudes.
  « Démagogie, Ruine, Misère » deviendrait alors la nouvelle devise de la VIème République qu’ils nous proposent. Il faudrait y ajouter "Division" car avec de tels projets, c'en sera fini de l’unité et de la concorde entre les français.  Après tout, c’est peut-être ce qu’ils souhaitent ?

  On sait maintenant les risques que ferait courir l’élection d’une  Le Pen ou  d’un Mélenchon. Et qu'il pourrait s'agir, du dernier vote libre que nous pourrions exprimer. 
  Excessif ? Prenez quelques instants pour aller sur le site des candidats et lire méthodiquement toutes les propositions. Vous constaterez deux choses : l'extrême dangerosité de certaines et le fait qu'il n'en est jamais fait mention dans leurs discours. 
   "Verba volant, scripta manent".
  

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