Adresses

BLOG : http://www.francois-2.com/
o
u : http://francois-2.blogspot.com/
MAIL: agvialain@gmail.com


AUTRES BLOGS

Les 500 derniers jours du PS, avant la présidentielle de 2012:
Campagne 2012 de François Hollande
agv-solferino2012.blogspot.com/
agv-solferino2012.blogspot.fr/



« TOUT PARTI VIT DE SA MYSTIQUE ET MEURT DE SA POLITIQUE » (Charles Péguy)

dimanche 5 mars 2017

LE RISQUE FOU DE FILLON

Les hommes politiques d'aujourd'hui partagent le même défaut, nous allions écrire la même tare, cette incapacité de raisonner au-delà du moment présent. Quand ils font face à une difficulté, qu'elle concerne leur action politique, ou leur avenir personnel, ils cherchent la formule qui fera croire qu'ils "assurent" et qu'ils vont résoudre le problème.
  Hollande a été contraint de renoncer non seulement en raison de son incapacité à réaliser l'union de la gauche et de son bilan, pour le moins médiocre, mais surtout à cause de cette promesse d'inversion de la courbe du chômage que personne ne lui avait demandée. Sans doute, qu'incapable d'annoncer des mesures fortes et nouvelles (c'était avant le passage à une politique de l'offre), il a jugé habile de promettre de bonnes nouvelles pour plus tard. Le soir, je trouve une phrase choc pour répondre au problème et on verra bien demain...
  C'est exactement ce qu'a fait Fillon lorsqu'il est venu à la télévision s'expliquer, enfin, sur son affaire. Il a eu des mots à peu près convaincants pour se justifier et il a même su reconnaître une  erreur. Il aurait pu se contenter de dire, comme cet après-midi au Trocadéro, qu'il faisait confiance à la justice pour lui permettre de prouver son innocence. Eh bien non, il a fallu qu'il prenne un engagement ferme et fort, celui de se retirer s'il était mis en examen. Quelle bêtise ! Et quand les juges d'instruction le convoquent, en vue d'une mise en examen, il annonce qu'il ne renoncera pas, perdant du même coup la légitimité qu'il avait acquise lors de la primaire.
  Aujourd'hui, toute la responsabilité de la défaite annoncée de la droite à la présidentielle repose sur ses épaules. S'il est battu, ce sera de son fait car sans l'affaire et sans la violation de sa promesse, la droite avait toutes les chances de gagner. 
  Le problème n'est plus son programme plébiscité par les électeurs de droite et du centre  mais l'atteinte portée à sa crédibilité personnelle et la confiance que l'on peut faire à un candidat qui a trahi ses engagements non pas, comme tant d'autres, après les élections mais avant même d'entrer en campagne officielle. 
  Il l'a lui-même reconnu en déclarant dans son discours cet après-midi : " C'est bien par ma faute que mon projet rencontre de si forts obstacles." On aurait pu penser à cet instant qu'il allait annoncer son retrait mais ce n'est pas ce qu'il a fait. S'il s'est bien gardé, cette fois, de toute posture martiale  du genre "Je ne renoncerai pas, je ne me retirerai pas" il a toutefois demandé aux dirigeants du parti de prendre leurs responsabilités. Ils pourraient donc le contraindre ? Mais il a ajouté que c'était aux électeurs de se pronocer. Lors de l'élection donc ?
  Même ambiguïté ce soir à France 2. À une question sur sa détermination à continuer il a répondu : "Il n'y a pas de doute chez moi mais je parlerai à mes amis."
  Le feuilleton continue...

  

Aucun commentaire: