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jeudi 26 janvier 2017

HAMON ? HA NON !

  Amon, dans la mythologie égyptienne, est le dieu de l’Air, du Vent et des Bateliers. Notre  Hamon doit être un de ses disciples. Il est, en effet, le roi des bateleurs, celui qui fait rêver en vendant du vent, qui brasse de l’air.
  Mais ne soyons pas méprisant, son hold-up sur la primaire de gauche est un joli coup politique.
  Nous ne reviendrons pas sur le débat qui fut vraiment très intéressant. De bonne qualité cette fois et utile parce qu’il a fait apparaître plus clairement que jamais ce qui divise le socialisme français en deux grandes catégories (après il y a les sous-catégories mais restons-en à deux).
  Il y a les réformateurs et les rêveurs. Les premiers veulent gouverner et changer les choses. Les seconds ont compris que la gauche n’était pas faite pour l’exercice du pouvoir et que chaque fois qu’elle s’y est essayée elle a trahi ses engagements, déçu ses sympathisants et perdu les élections suivantes. Vendre du rêve c’est beaucoup plus satisfaisant intellectuellement, surtout pour l’ego ("vraiment je suis quelqu’un de bien !"). Et si la gauche ne sait pas gouverner, elle est excellente dans l’opposition. Alors pourquoi se compliquer la vie ? Un petit joint et on plane…
  Mais ce dont nous voulions vous parler c’est uniquement d’une petite minute de ce débat, deux phrases qui nous ont permis de ne pas désespérer tout à fait.
  C’est à Manuel Valls que nous devons cette minute, lorsqu’il a consacré sa "carte blanche" à l’Afrique : « Ma carte blanche, c'est l'Afrique de toutes les couleurs, car c'est notre avenir » proposant un "Erasmus", programme d'échange entre étudiants et enseignants d'Afrique et d'Europe, auquel il donnerait le nom de "Senghor", mais aussi, et surtout, un doublement de l’aide financière au développement vers l’Afrique.
  Nous n’avons jamais compris que la gauche, si généreuse, si attachée aux droits de l’Homme, si compatissante envers la pauvreté et la misère humaine, tellement engagée à corriger les inégalités, réserve sa compassion aux résidents sur le territoire français. La solidarité et le partage ? C’est uniquement pour ceux qui votent aux élections françaises. Où sont passés l’internationale et le genre humain ? C’est à peine si certains plaident pour un plus large accueil des migrants en France alors que pour permettre aux africains de vivre dignement chez eux, disons même de vivre tout simplement, il n’y a personne.
  Comment ne voit-on pas que notre avenir et celui de nos enfants est lié à celui de l’Afrique et que rien de ce qui s’y passe nous est indifférent ? L’Afrique c’est aujourd’hui 1,2 milliard d’habitants, 2,5 milliards en 2050, 4 milliards à la fin du siècle. À nos portes. Un formidable marché, une culture en partage, des partenariats en énergies nouvelles, un foisonnement de start-up, un gigantesque réservoir écologique. Mais des dangers aussi en matière de sécurité avec les risques de conflits ethniques, religieux et nationaux, d’une part, et de maîtrise des flux migratoires, d’autre part. Une zone d’influence où la France est le pays le mieux placé. C’est notre Nouvelle Frontière. Des dangers mais aussi de grandes opportunités. Et surtout, il n'y a pas d’alternative.
  Alors quand 25 ou 40 millions (1% seulement de la population totale en 2025 et 2100 ; imaginez le double ou le triple : 3% c’est pas beaucoup) d’africains transis, affamés, moribonds, s’échoueront sur nos côtes de méditerranée en murmurant : « Nous sommes venus pour le revenu universel », que feront les bonnes âmes ? Leur diront-elles : "Akwaba", Bienvenue en Baoulé ivoirien ? Ou s’allongeront-elles par terre pour pleurer constatant, qu’en réalité, elles n’étaient pas vraiment "quelqu’un de bien" ?
  En fait, au lieu de réclamer le droit de vote aux élections françaises pour les étrangers en France il faudrait l’accorder aux africains d’Afrique. Comme cela on s’intéresserait à eux. Tu vois, Benoît, que tu n’as pas le monopole de l’utopie…
  Si tu as le cœur qui éclate sous le poids de la culpabilité, un petit bout de moquette et ça ira mieux. Peut-être…
  Quant à toi, Manuel, merci pour ce moment. 

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