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samedi 31 décembre 2016

NOS VŒUX POUR 2017 : QUE N’ARRIVE PAS CE QUE NOUS REDOUTONS !

  Bien évidemment et selon l’usage, nous vous souhaitons,  pour vous-même personnellement et pour vous proches particulièrement, une Bonne  Année 2017.
  Nous aimerions également adresser nos meilleurs vœux à la France et aux français en général mais nous avons un peu de mal à y croire. Certes, le pire n’est jamais sûr et pour beaucoup de français il y déjà une bonne nouvelle, la fin du règne de François II. Peu nombreux seront, en effet, ceux qui le regretteront, même si nous sommes de ceux-là. Sentiment très égoïste, nous en convenons, mais un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Et maintenant que vais-je faire ? De tout ce temps que sera ma vie, maintenant que tu es parti ? Mais notre petit problème personnel ne saurait justifier la Restauration. Après tout, nous ne serons jamais qu’un de plus sur 6 millions et quelques français à chercher du boulot…
  En vérité, nous sommes extrêmement soucieux pour le monde et pour notre pays.
  La situation internationale est gravement instable, comme l’on dit d’une substance explosive. À commencer par le Moyen-Orient et le monde arabe évidemment, si proches de nous par l’histoire et la géographie, par les millions de réfugiés victimes des guerres et des révolutions, par autant d’immigrés poussés sur les routes par l’espoir d’une vie meilleure. On pourrait avoir la naïveté d’inclure dans les bons vœux une défaite prochaine et totale de Daesh mais qui peut croire que cela ramènerait dans la région la paix, le développement économique, la santé et l’éduction pour le plus grand bien des populations ? Cela risquerait, au contraire, de devenir pire encore parce que les vrais vainqueurs, la Russie, l’Iran, la Turquie, et leurs vassaux, la Syrie, l’Irak, le Yémen se disputeraient sauvagement les misérables lambeaux des vaincus. Bien naïfs plus encore ceux qui croient qu’au moins la défaite de Daesh mettrait fin aux attentats dans le monde et chez nous en particulier. C’est le contraire qui se passerait puisque le terrorisme resterait la seule arme des fanatiques, humiliés et désœuvrés, de retour vers l’occident, formés en sauvagerie et débordant de rage au cœur.
  Le drame, face à cette instabilité mondiale grandissante, est l’absence de leadership international en mesure, ou en volonté, de régler les conflits et de protéger les populations, ce qui serait pourtant le seul moyen de freiner les migrations.
  Ce rôle a été joué depuis la dernière guerre mondiale par le États-Unis mais depuis Obama ils se tiennent en retrait et cela ne risque pas de s’arranger avec Trump dont on croit avoir compris que la priorité internationale serait de construire un mur le long de la frontière mexicaine.
  On en vient à regretter la guerre froide ou chacun des deux Grands faisait la police dans sa zone d’influence. Alors que les USA se sont donnés un président mégalo et ignorant du monde, un nouveau Tsar s’est installé au Kremlin dont l’obsession est de restaurer le prestige de la "Grande Russie", sans se soucier le moins du monde des règles internationales ni des vies humaines.
  L’ONU est, plus que jamais, paralysée et absente des grands conflits.
  Quant à notre belle Europe, nain militaire, répudiée par l'infidèle Albion, éclatée au plan économique entre les prospères fourmis et les emprunteuses cigales, incapable d’une action commune, elle observe les États membres se livrer à un nouveau jeu : le "mistigri des immigrés" qui consiste à leur interdire l’entrée dans leurs pays et à refiler aux voisins ceux que l’on n’a pas pu bloquer aux frontières. Elle contribue ainsi au progrès de l’humanité en favorisant les voyages qui forment la jeunesse et en la familiarisant aux langues étrangères.
   Il y a, bien sûr, un autre géant avec lequel il faudra de plus en plus compter, la Chine, mais elle ne voit pas plus loin que ses propres intérêts économiques et stratégiques. Elle est, pour l’instant, toute entière concentrée sur la mer de Chine. Ses ennemis ne sont ni sunnites, ni chiites mais plutôt Philippins, indonésiens, japonais, taïwanais, coréens; la mer méridionale de Chine sent la poudre. Nos amis américains, qui se moquent désormais de l’Europe comme de leur premier Hot-dog, ont fait de l’Asie, et de la Chine en particulier leur principal concurrent. Trump roule déjà des mécaniques. Qui commettra la provocation de trop ?
  Israël est maintenant dans l’œil du cyclone. La Syrie de Bachar el-Assad triomphe de ses propres rebelles mais elle parait bien fatiguée pour s’attaquer, toute seule, à plus gros gibier. Pourtant, depuis la reprise d'Alep et la déroute des "rebelles" syriens, un événement historique que l'on évoque rarement est intervenu : l'Iran qui combat aux cotés de l'armée loyaliste de Assad et présent en armes sur le terrain en compagnie de ses alliés chiites du Hezbollah libanais campe désormais aux adords de deux frontières d’Israël, la Syrie et le Liban. L’Iran, principal adversaire d’Israël et sur le point, si ce n'est déjà fait, de disposer de l'arme atomique est désormais face à l'État juif ! Alerte rouge...
  Avec un tel paysage géopolitique, comment qualifier de "Bonne" la "Nouvelle Année" ?
  Mais un malheur ne vient jamais seul : alors que l’économie mondiale était en train de se ressaisir, les premières fleurs de la reprise sitôt écloses sont en train de se faner. La montée des tensions, terreau des populismes, n’est jamais favorable à la prospérité. 
 Pas surprenant donc que les dernières prévisions économiques publiées par le FMI soient préoccupantes. La croissance mondiale recule en 2016 et on ne prévoit même pas de retrouver le niveau de 2015 l’an prochain.
  Dans les pays avancés la croissance est partout en berne : elle ne sera que de 0,5% aux USA, comme au Japon, de 1,4% en Allemagne, de 1,3% en France. On promettait mieux il y a quelques mois à peine.
 Dans les pays émergents le recul est encore plus net, notamment dans les "BRICS" : -3,3% au Brésil, -0,6% en Russie, stabilité à 7,6% en Inde, 6,6% "seulement" en Chine et 0,1% en Afrique du Sud. 
  Les pays à faibles revenus reculent également en 2016 mais au moins on espère une reprise de l’activité en 2017. Ce n’est pas de ces régions, pourtant, que viendra la relance mondiale.
  Preuve de l’inquiétude du FMI : il continue, certes, de préconiser des réformes structurelles mais il recommande plus de souplesse dans les économies budgétaires, soucieux désormais de relancer l’économie.
  En 2015, on parlait d’alignement miraculeux des planètes avec l’accumulation de bonnes nouvelles (chute des taux d’intérêts, baisse du pétrole, recul de l’euro) dont ont bénéficié la plupart des pays.
  Pas la France malheureusement, qui devrait terminer l’année 2016 avec des dépenses de l’État supérieures aux recettes de 71 milliards (72 milliards en 2015, bel effort !). Pas une seule année du quinquennat, l’État n’aura dépensé moins que l’année précédente (on a compris maintenant que les fameuses "économies" n’étaient qu’une moindre augmentation!). La dette abyssale se rapproche inexorablement des 100% du PIB. Les déficits publics seront encore de 3,3% du PIB même si le gouvernement continue d’annoncer que la France passera sous les 3%, (2,7%, prétend-t-il, en 2017). Mais personne n’y croit, même le conseil constitutionnel qui, fait exceptionnel, a fait part de son scepticisme, car Hollande a chargé les budgets 2017 et 2018 de dépenses ou de réductions de recettes non budgétées en guise de cadeaux de départ (au moins 6,5 milliards la première année, plus de 10 la seconde et ce n’est pas fini…). Cadeaux empoisonnés pour son successeur, et pour nous aussi, car qui peut croire désormais que "les allemands paieront".
  Donc pas de miracle à espérer en 2017. Si seulement on pouvait éviter le pire ! Parce que le pire, il est tout proche de nous, qui rode…

    En attendant : BON RÉVEILLON !

  

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