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lundi 24 octobre 2016

UN PRÉSIDENT NE DEVRAIT PAS TOLÉRER ÇA !

 Notre démocratie ne va pas fort et la République file un bien mauvais coton. Dans 28 jours, la droite aura choisi son candidat et dans 97 jours ce sera au tour de la gauche de gouvernement. Les français qui voient bien l’importance de ces deux événements puisque c’est très probablement à ce niveau que sera désigné le ou la présidente de la République manquent cependant pour le moins d’enthousiasme. ils s'ennuient parce qu’ils n’y croient plus.
  Pourtant il n’y a jamais eu autant de journalistes, de politologues, de sondeurs, pour échafauder des scénarios, justifier des pronostics, prédire l’improbable.
  La revanche Sarkozy-Hollande ? Qui y croit ?
  Alors la seconde manche Sarkozy-Royal ? Ce serait ça, le renouveau ?…
 La victoire déjà acquise de Juppé ? Cela manque pour le moins d’enthousiasme…
  Hollande laissant Valls se présenter à sa place ? Cela changerait quoi ?
  Jadis on pouvait se faire peur avec l’arrivée d’un troisième homme, ce qui permettait de faire chauffer la machine à écrire et de s’abstenir de trancher entre les deux premiers. Aujourd’hui, on se demande si le troisième homme, c’est-à dire le candidat socialiste, n’arrivera pas plutôt en quatrième ou cinquième position ! Ce n’est plus une élection présidentielle, c’est le Quinté Plus, qui passionne assurément  les français au moins autant que la politique.
  Y a-t-il seulement un crack ? Certes, il y a du monde sur la ligne de départ : Hollande, Sarkozy, Valls, Juppé, Fillon, Montebourg, Le Maire, Hamon, Royal, Bayrou et les pronostiqueurs s’arrachent les cheveux. Quoi qu’en disent certains il y a plus de chevaux de retour que de pur-sang
  Si l’on regarde les favoris des parieurs, on mesure la distance parcourue depuis qu’ils sont engagés dans la vie politique : Hollande, Sarkozy, Ségolène royal ont obtenu leur premier mandat de député il y a 28 ans, Juppé 32 ans,  Bayrou 34 ans,Fillon 35 ans, le jeune Montebourg 19 ans et son ami Hamon 12 ans. Quant à celui qui revendique le renouveau il a déjà bien couru : député depuis 10 ans et deux fois ministre. Un seul devant les starting-blocks est un débutant de 4 ans dans des fonctions politiques, dont deux comme ministre ; il s’agit de Macron, jeune poulain racé sur le point de se transformer en yearling bien qu’il n’ait pas encore été totalement débourré. Le petit renouveau, c’est lui !
  On ne comprend pas pourquoi avec une telle écurie engagée dans le grand prix de l’Élysée, les français peinent à se choisir un favori. C’est que nous les connaissons que trop bien ces  concurrents, auquel on peine à faire confiance surtout parce qu’ils  ont perdu toute autorité.
  « L’autorité, disait Tite-Live, n’est solide que quand on l’a acquise par un mérite avéré de longue main. » Sur qui miser en qui les français puissent avoir vraiment confiance ?
  Pauvre pays où l’on ne respecte plus rien ni personne !      
  Où l’on brûle les bus dans les cités et caillasse les pompiers venus éteindre les incendies provoqués par le feu mis aux voitures !
  Où les familles de malades agressent le personnel médical parce qu’ils ne reçoivent pas le service qu’ils exigent au prétexte qu’ils y ont droit !
  Où des familles bloquent l’autoroute et brûlent le macadam parce qu’une décision de justice ne leur convient pas !
  Où les policiers défilent sur les Champs-Élysées, en uniforme et dans leur véhicule de service, avant d’être reçus par le président de la République qui tient à leur marquer son soutien !
  Où ce président lui-même traite les juges de lâches, les footballeurs de débiles mentaux et les pauvres de "sans-dents", lorsque il sirote amicalement avec des journalistes dans les salons de l’Élysée !
  Où le gouvernement n’ose pas utiliser la force publique pour chasser des occupants illégaux qui s’opposent par la violence à une décision de justice autorisant la construction d’un aéroport, validé en outre par un référendum de la population, mais qui reçoivent le soutien de la ministre de l’environnement qui dans sa grande et solitaire sagesse affirme qu’il s’agit d’un mauvais projet !
  Où des sauvages qu’il convient d’appeler "sauvageons" afin de ne pas trop les stigmatiser, bloquent des policiers dans leur véhicule de service qu’ils incendient à coup de cocktail Molotov.
  Où les parents, mais aussi les élèves, violentent les enseignants parce qu’ils désapprouvent la façon dont ils traitent certains sujets et leurs propres enfants qu’ils ont formé à refuser l’autorité alors que la ministre de l’Éducation n’a rien trouvé de mieux que d’inciter les prof’ victimes à …porter plainte !
  Où les militaires en uniformes servent de cible à des terroristes de quartier !
   Où l’on met le feu aux écoles et aux centres d’hébergement !
   Ce pays, qui en voit bien d’autres, c’est la France.
  Pourtant le gouvernement nous affirme qu’il fait ce qu’il faut, avec courage, en envoyant ses avions bombarder dans le désert du Mali des terroristes insaisissables et mitrailler les populations de Syrie, sous l’aile protectrice des américains. Parce que nous sommes en guerre et qu’il faut détruire l’extrémisme djihadiste là où il se trouve, c'est-à-dire loin de chez nous.
  Chez nous, il n’y a que des sauvageons qui sont victimes de ce que la société n’a pas su faire pour eux. Chez nous, quand des violences syndicales se propagent sur les biens et les personnes, ce n’est que l’expression d’un malaise social. Chez nous, quand les policiers manifestent en arme et uniforme dans les rues de nos villes, on fait les gros yeux mais on pense que c’est, au fond, bien compréhensible. Chez nous, quand des enfants brûlent leur école c’est que l’on n’a pas su les écouter et les laisser s’exprimer.
  Nous sommes en guerre contre le terrorisme islamiste qui vient d’ailleurs mais c’est en France que se mène la vraie bataille et son arme la plus forte est l’autorité.
  Il est surprenant que la Déclaration universelle des droits de l’Homme ne cite qu’une fois le mot "Autorité" mais pour préciser que « La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics. » Cela s’explique évidemment par le contexte d’après guerre et la nécessité d’éradiquer les totalitarismes. Mais aujourd’hui, pourquoi ne pas reconnaître que le respect de l’autorité est un droit fondamental ? L’autorité des pouvoirs publics n’est-elle pas le meilleur moyen d’assurer la volonté du peuple, dans un État de droit ?
  Le moment est venu d’y penser parce que nos ennemis l’ont déjà fait pour nous : en attaquant la démocratie ce sont nous qu’ils cherchent à détruire.  Notre survie passe par le respect de l’autorité démocratique et ce combat, c’est en France qu’il doit être en priorité mené avec détermination.
  Et si l'on disait que l'autorité des pouvoirs publics est la volonté du peuple ?    Démocratie et autorité, ce que le président aurait du dire ...                                                                                                

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