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jeudi 8 septembre 2016

HOLLANDE, ON NE LE REVERRA PLUS ?

   C’est vrai qu’il n’a pas de bol, Hollande. Chaque fois qu’il prédit l’avenir, il se plante.
 L’inversion de la courbe du chômage annoncée en septembre 2012 pour fin 2013 ? Malgré tous les artifices qu’il a fini par avouer, il laissera 600.000 chômeurs de plus qu’à son arrivée à l’Élysée. Pas de pot !
  Il souhaitait une grande primaire de toute la gauche afin d’éviter une dispersion des candidatures synonyme d’une élimination au premier tour de la présidentielle. Refus généralisé. La guigne !
 Il accepte alors de se soumettre à une primaire qui l’opposera à des contestataires de son propre courant dont trois ont été ses ministres et ont au moins un projet en commun : l’empêcher d’être réélu et mieux encore, d’être candidat. La scoumoune !
  Mais les rats quittent le navire et Macron, sa créature, sa caution de droite, se met En Marche vers une candidature perso à la primaire. Là, c'est le gros pépin !
  Lors de sa première visite au salon de l’agriculture en sa qualité de président (février 2013), il croise un petit garçon qui lui demande des nouvelles de l’ancien président. Il lui répond, hilare : "Sarkozy, tu ne le reverras plus !" Depuis que Sarkozy a annoncé sa candidature à la présidentielle, on n’entend que lui, on ne voit plus que lui on ne parle plus que de lui. Même les sondages semblent lui être plus  favorables. Pas de veine !
 Panique chez ses concurrents, mobilisation chez les socialistes. Et puis,  tombe la grande nouvelle pour laquelle nombreux étaient ceux qui œuvraient dans l’ombre : le jour même où s'ouvre le procès Cahuzac le procureur de la République demande le renvoi en correctionnelle de Sarkozy pour financement illégal de campagne; l'affaire Bygmalion sur laquelle la justice enquête pourtant depuis près de 2 ans… La chance tournerait-elle enfin ?
  Personne ne peut prévoir si cette affaire fera "Pschitt" comme d'autres auparavant ou si elle portera un grave tort à son meilleur ennemi. Mais dans l’immédiat, alors que l’on espérait que le sujet cannibaliserait la campagne, deux mauvais coups renvoient le sujet d'un éventuel procès au second plan de l’actualité.
  D’abord, la bombe lancée par Cahuzac qui affirme au tribunal que les comptes en Suisse ouverts en 1991/1992 l’avaient été pour financer les dépenses de campagne de Michel Rocard pour l'élection présidentielle de 1995. On pourrait se contenter de dire qu’avec Cahuzac le mensonge s’accorde avec l’indignité. Évidemment, aucune preuve de ce qu'il avance n'est produite, mais en politique il n’en est point besoin, il suffit d’instiller un peu de poison. Michel Rocard, hélas, nous a quittés et il est peu probable que l'image de ce grand homme d'État soit le moins du monde écorné par un Cahuzac. Mais, en réalité, c’est Valls qui est dans le viseur. Valls le plus proche collaborateur de Rocard, son fils spirituel, son ancien attaché parlementaire. Valls, qui, lorsque Rocard devient premier ministre en 1988,le prend dans son cabinet, nomme ministre de la santé son fidèle compagnon et allié du PSU, Claude Évin, lequel prend Cahuzac dans son propre cabinet. Le ministère de la santé décidait à cette époque des autorisations de mises sur le marché et du prix des médicaments. Cahuzac-Évin-Rocard-Valls ont-ils mis en place au ministère de la santé une pompe à fric électorale ? Personne n’imagine un instant Rocard se livrant ou cautionnant de telles pratiques, même si elles étaient à l’époque courantes et licites. C’est égal, il en restera toujours quelque chose.
  Quel rapport avec Hollande ? Aucun, sauf que Valls est son premier ministre et très probablement celui qui se présenterait à sa place si jamais il renonçait à briguer un second mandat. 
  Mais la poisse continue : deux sondages publiés coup sur coup placent Hollande derrière Macron, le reléguant en quatrième position au premier tour de la présidentielle. Le lendemain une autre enquête nous apprend que 9 français sur 10 ne souhaitent pas qu’il se représente. Du jamais vu ! Totale dévastation dans son entourage.
  Il faut donc se décider à frapper fort, jouer une dernière carte maîtresse, Julie Gayet en couverture de Paris-Match avec ce commentaire : "engagée derrière le président".
 Toute la France glose sur la bague qu’elle porte à la main gauche, tendue vers l’avant comme pour recevoir un baisemain. Le "Pingouin", qui fréquente désormais les têtes couronnées, aurait-il retenu la leçon de Carla ? 
  Mais rien n'y fait et la question mortifère s'amplifie :"C’est bien vrai que  Hollande on ne le reverra plus ?"
  Caramba ! Encore raté...


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