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jeudi 31 mars 2016

LES ROIS MEURENT À VERSAILLES

Les historiens dateront-ils la fin du règne de François II au 16 novembre 2015, à Versailles ?
Pourtant ce jour-là, les corps constitués au grand complet, les bourgeois de Paris enchantés, les sans-dents enthousiasmés, faisaient un triomphe à leur souverain grâce à qui la France outragée, la France brisée, la France martyrisée, était enfin libérée.
La Nation tout entière debout lui manifestait enfin sa loyauté. Dans la tragédie que traversait le pays, François II atteignait son apogée.
Ceux qui saluaient le coup de maître auraient dû, pourtant, se méfier : une Marseillaise à Versailles cela devait cacher quelque chose…
Une dizaine de lieues seulement séparent Versailles de Paris. Le temps d’effectuer le trajet entre le Château et le Palais, il passait de la renaissance à la déchéance. Déjà, la fronde renaissait et, plus grave encore, c’est de son pire ennemi qu’arriva le coup le plus rude. Passe encore que la gardienne du sceau royal quittât son bureau pour enfourcher son vélo devant les badauds et que la duchesse de Lille se mit à pousser des cris de son Beffroi, mais que l’ancien roi (qu’il avait lui-même déchu), lui apporte, de son exil, son soutien suffit à transformer ce jour de gloire en une journée de dupes.
De fait, la polémique ne tarda pas à enfler, comme on la pratique en France sur des gros mots et des grands principes. Qu'y a-t-il de pire : perdre sa nationalité quand on a deux ou n’en avoir plus quand on n’en a qu’une ? Telle fut la grande querelle qui souleva le royaume.
On assista alors à ce spectacle incroyable où les fidèles du Roi se rebellant contre ses volontés, ce furent ses ennemis qui s’efforcèrent de faire aboutir son projet. Mais le souverain, dont tout le monde louait l’habileté, ne s’en laissa pas conter et enjoignit à son Parlement de trancher cette grave question. Trop tard hélas, il était atteint lui-même par la discorde. La chambre d’en haut soutint que la parole du Roi devait être respectée tandis que la chambre du bas prétendit qu’elle pouvait être interprétée.
François II montra alors qu’il ne manquait pas d’autorité et décida que, désormais, il ne visiterait plus Versailles. Le déception dans le pays fut immense.
L’ancien roi qui avait espéré en sa restauration comprit alors qu’il tenait sa vengeance, l’usurpateur le suivrait dans la déchéance.

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