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mercredi 10 juin 2015

ÉGALITÉ, VOUS AVEZ DIT ÉGALITÉ ?

Valls aime les petites entreprises. Cet homme a du cœur, peut-être même plusieurs vu le nombre de fois où il l'offre. À la France, bien entendu, aux socialistes, c'est bien normal, au Barça, c'est génétique, mais aussi à l'entreprise, là nous sommes proches de l'adultère, et maintenant c'est aux très petites entreprises qu'il vient de déclarer sa flamme. Jadis on aurait parlé de poujadisme mais lui se prévaut du "small business act à la française".
Le premier ministre vient donc d'annoncer un vaste plan pour la relance de l'emploi dans les PME. À priori il semble y avoir beaucoup de mesures intéressantes et il nous faudra donc en parler plus longuement. Mais il y en a une qui parait proprement ahurissante.
Il s'agit du plafonnement des indemnités pour licenciement abusif. Le principe même du plafonnement a déjà quoi surprendre surtout au lendemain du congrès de Poitiers où il a tout fait pour séduire la gauche du parti. 
Mais ce qu'il vient d'annoncer est inouï : désormais les indemnités accordées par les juges des prud'hommes pour les licenciements seraient plafonnées selon la taille de l'entreprise et l'ancienneté du salarié licencié. Plafonner, cela veut dire limiter, n'est-ce pas ? Limiter les droits des travailleurs employés dans les petites entreprises ? 
C'est bien cela dont il s'agit : dans les entreprises de plus de 20 salariés l'indemnité sera au maximum de 1/6e de salaire mensuel par mois d'ancienneté. Pour les entreprises de moins de 20 salariés, l'indemnité de licenciement sera plafonnée à 1/12e de salaire mensuel par mois d'ancienneté. Enfin, pour les grandes entreprises (plus de 250 ou 300 employés), le gouvernement a prévu un barème plus élevé. 
On croyait que la République, la démocratie itou, reposait sur l'état de droit, c'est à dire le respect des droits de l'homme et du citoyen, de la constitution, des principes généraux du droit; tout cela pouvant se résumer en une phrase : même traitement pour tout le monde. Égalité!
Et voilà que, pris dans son offensive de séduction, notre premier ministre annonce que les indemnités de licenciement ne seront plus les mêmes selon la taille de l'entreprise dans laquelle on travaille (qu'elle varient en fonction de l'ancienneté, rien à dire si les règles sont les mêmes pour tous les salariés). Vous travaillez chez Bouygues, pour une entreprise du CAC 40 ? Vous pouvez demander un max. Vous êtes employé par un petit patron ? Vous aurez droit au minimum. Où est passée l'égalité entre les citoyens ? 
Bien la peine d'évoquer à tout propos les valeurs de la République quand on semble en faire si peu de cas. Certains pourront trouver ces propos excessifs. Alors attendons que le conseil constitutionnel, qui ne manque généralement pas pas de censurer les " ruptures d'égalité", se prononce...  

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