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dimanche 31 mai 2015

LES SOCIALISTES SONT COMME LES BIKINIS, ILS MONTRENT CE QUI EST ATTRAYANT MAIS ILS CACHENT L'ESSENTIEL

La citation originale est du professeur d'économie Aaron Levenstein du Baruch collège de la City University de New York (1961-1981) et elle concernait les statistiques: “Les statistiques, c'est comme le bikini. Ce qu'elles révèlent est suggestif. Ce qu'elles dissimulent est essentiel.”
Cela tombe bien parce que ce sont précisément les statistiques que les socialistes utilisent pour montrer ce qui les arrange et cacher ce qui est le plus important. Nous allons voir, au travers de quelques exemples, comment avec une hirondelle ils font le printemps et comment ils font parler les chiffres comme les illusionnistes font tourner les tables. C'est sans doute la raison pour laquelle ils aiment tant invoquer les esprits (de Charlie, de la résistance...).
Commençons par la croissance. C’est indiscutable, elle est là ! Le gouvernement n’a pas manqué se réjouir des nouvelles prévisions du FMI qui promettent 1,2% à la France en 2015 et, comme il se doit, de s’en attribuer les mérites. Mais ce que l’on se garde bien de dire c’est ce qui est prévu ailleurs :
-1,5% pour l’ensemble de la zone euro,
-1,6% pour l’Allemagne,
-2,5% pour l’Espagne,
-2,7% pour le Royaume-Uni, 
la France est nettement moins attrayante…
Mais une bonne nouvelle n’arrive jamais seule. En 2014, les entreprises françaises ont recommencé à créer des emplois dans le secteur privé. 20.000 ! Et les autres pays ? Voici la capture d’écran que nous avons faite au 20H de TFI :




Evidemment, 20.000, c’est moins bien que 200.000, ou 350.000, ou 690.000. Comme l'on dit en hollandais: "La France, elle est championne des emplois publics..."




Ne nous décourageons pas. Les choses ne vont pas si mal en France puisque les investissements étrangers ont fait un bond de 18% en 2014. Les autres pays ?
-887 projets en Grande-Bretagne,
-762 en Allemagne
-608 en France.
Mais c’est toujours bon à prendre pour l’emploi ? Sans doute, sauf qu’en 2014 les investissements étrangers, malgré leur hausse de 18%, ont entrainé des créations d’emplois en baisse de 11% par rapport à l’année précédente. Investir oui, embaucher non. Bizarre…
Un dernier exemple : le gouvernement est satisfait de sa gestion budgétaire 2014. Le déficit est, dit-il, « meilleur que prévu » et « la dépense remarquablement maitrisée ». Mais sous le titre "Budget 2014 : une maitrise en trompe-l’œil", Le Monde citant un rapport de la Cour des comptes explique que « ce n’est pas d’une baisse du budget général qu’il convient de parler, mais tout au plus d’une stabilité. »
Selon la Cour, le déficit s’élève à 85,6 Milliards contre une prévision initiale de 82,6 milliards et une réalisation de 74,9 milliards en 2013. C’est clair et net : « la réduction du déficit budgétaire de l’état, amorcée depuis 2010, a été interrompue en 2014 » !
La Cour a même découvert ce que cachait le bikini. Un effet d’aubaine : sans la baisse exceptionnelle et imprévue des taux d’intérêts les dépenses auraient été supérieures de 1,73 milliards. Mais aussi le recours à des "expédients contestables" tels que la non comptabilisation de 3,3 milliards de crédits aux "investissements d’avenir" qui auraient dû être comptabilisés en dépenses budgétaires ou encore la hausse sensible des reports de crédits de paiement de 2014 sur 2015, ce qui a conduit à baisser artificiellement les dépenses. Pas joli joli mais il fallait montrer à Bruxelles que la France tenait ses engagements…
De quoi tordre le coup aux allégations selon lesquelles l’austérité était la cause de la crise et que les économies avaient tué la croissance. Que l’on se se rassure, les dépenses n’ont pas baissé d’un centime. Pourtant le déficit a augmenté de plus de 10 milliards. Mais ce n’est pas grave, on va continuer à demander une reprise des dépenses et à promettre, comme vient de le faire le président, que « le temps de la redistribution était revenu.»

C’était donc cela l’essentiel que l’on nous cachait…

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