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lundi 2 février 2015

ET LE SECOND SERA LE PREMIER

En vérité, ce n'est pas exactement ce que dit la bible sur "les premiers et les derniers" mais le passage suivant de l'évangile décrit bien la situation électorale actuelle puisqu'il y est écrit : "Car il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus" (Matthieu 22:14)
Tous les sondages le disent et  l'élection dans le Doubs le confirme: le FN arrive en tête au premier tour mais c'est le candidat arrivé second qui sera élu. Inch’Allah !
Élémentaire : si le troisième est éliminé il n’y a plus que deux candidats en lice et, comme le premier est souvent frontiste, c’est le second qui a les plus grandes chances de triompher. Si Dieu veut ! 
Ce phénomène s’est manifesté régulièrement au fil des élections législatives partielles qui ont eu lieu depuis l’élection de François Hollande et il est confirmé par toutes les enquêtes d'opinion sur les prochaines présidentielles.
Dimanche dernier le premier tour d’une élection législative partielle a donc eu lieu dans le Doubs. Comme c’est souvent le cas, la candidate du Front national arrive en tête (32,60%). Mais là n’est pas la surprise. La surprise est que le socialiste arrive deuxième (28,85%) devançant de peu l’UMP (26,54%). Liesse à Solferino qui semble avoir oublié que c’est une circonscription fortement ancrée à gauche et que son candidat a obtenu 12 points de moins que Moscovici en 2012. Il ne devance son concurrent UMP que de 2 points tandis que la candidate  FN fait le tiers des voix et le devance de 4 points. Comme on le pensait, Charlie a fait du bien aux socialistes mais, contrairement à ce que l’on espérait, il n’a nui en rien aux frontistes.
Bien qu’il ne s’agisse que d’un événement local ce premier tour est plein d’enseignements.
- Il faut reconnaître que nous prenons un risque en disant que le second sera le premier. L’Esprit du 11 janvier, sans doute. Reste à souhaiter que nous ne serons pas un prophète de malheur…
- La France n’est vraiment pas Syriza. Mélenchon et ses camarades qui sont en lévitation depuis l’élection de Tsipras-le-Grec et qui croyaient venue l’heure du grand soir se sont fourvoyés : alors qu’ils rêvent de fédérer la gauche de la gauche pour conquérir le pouvoir, ils se sont présentés séparément et n’ont obtenu à eux quatre que 7% des voix (Verts, communistes, Front de gauche et LO). Mêmes les frondeurs se sont retrouvés sans voix. Puisque les grecs aiment les cadeaux offrons-leur Mélenchon.
- Pour l’UMP et Sarkozy, c’est un échec. La droite  peut dire « Charlie m’a tuer ! » Mais un peu de modestie ne fera pas de mal. Cela sera sans doute plus difficile que prévu aux départementales de mars et l’unité interne risque d’en prendre un coup mais un homme averti en vaut deux.
- Les partis qui se disent "républicains" ne savent toujours pas comment faire avec le FN et accumulent les fautes qui lui profitent. Ainsi, cette histoire de cornecul du "trombinoscope" où l’on a fait une affaire nationale d’un prix décerné à un maire FN que personne ne connaît, pas plus que le prix en question d’ailleurs. On retiendra simplement l’hystérie des notables de la classe politique installée qui aura contribué à détériorer la mauvaise image qu’elle donne d’elle-même et renforcé dans leurs convictions les sympathisants du FN. Si cela continue nous allons perdre notre pari et accueillir un 3ème député frontiste à l’Assemblée…
- Ceci nous conduit à une question essentielle : notre théorème s’applique-t-il  à la gauche ? Cette partielle est, en effet, une première depuis 2012. Jusqu’à présent la droite a gagné tous les duels de ce type, voyons maintenant ce que fait la gauche. Or, il y a un signal inquiétant venant des récentes enquêtes d’opinion qui donnent Hollande ric et rac au second tour face à Le Pen. Toute règle a son exception et si les éventuels candidats de droite battent largement Marine Le Pen au second tour ce n’est donc pas le cas aujourd'hui pour Hollande.
-Mais il y a quelque chose de surréaliste dans les sondages actuels sur le second tour puisque pour être au second tour il faut être au moins second au premier ! Or, aujourd’hui, une seule personne à gauche semble assez bien placée pour décrocher la seconde place. Seulement voilà, elle n'est pas candidate. Pas encore…
Mais cette personne sait bien, comme Matthieu, que les derniers à être candidats seront premiers quand l'élection sera venue.


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