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mercredi 12 mars 2014

SARKO DELENDUS EST !

Ici, nous vivons dans le monde merveilleux de la Socialie et nous tenons chronique du règne de François II. Nous ne nous dispersons donc pas sur les autres courants politiques, (même si, parfois, ce n’est pas l’envie qui nous manque). C'est pourquoi nous évitons soigneusement la guerre des chefs à l’UMP, le mariage pour tous Modem-UDI, le chemin vers la béatification de sainte Marine, les querelles de ménages de la gauche extrême ou la vie tumultueuse des écologistes.
Mais il arrive que ce qui se passe chez les autres aient des conséquences chez les socialistes. C’est clairement le cas, en ce moment, avec la série à succès :  "Sarko doit être détruit".  Comment ne pas en parler puisque ce sujet domine tout le reste et que c’est, probablement, le sort de la prochaine élection présidentielle qui se joue ?
Nous ne traiterons cependant pas des soupçons que l'on fait peser sur lui dans diverses affaires. Pas, non plus, de théorie du complot, de cabinets noirs, de conjuration des juges ou d’acharnement médiatique. Nicolas Sarkozy a déjà démontré qu’il savait se battre et l’ours vendra chèrement sa peau. Attendons donc de voir dans quel état il sortira de ce combat.
Ce qui nous occupe ici est la prestation des acteurs socialistes qui occupent un rôle important dans le scénario. Ils ont beau dire, en effet, que l’ancien président est un justiciable comme les autres, qu’il bénéficie de la présomption d’innocence, qu’il faut laisser la justice faire son travail, il est clair que la majorité ne reste pas les bras croisés à assister au tournage et que chacun joue parfaitement le rôle qui lui a été attribué. Le scénario est simple:
Hollande, si l’on en croit la presse, dont personne ne met en doute la pertinence de ses informations lorsqu’elles visent Sarkozy, déclare benoitement à ses amis : « Ne vous inquiétez pas, je le surveille, je sais exactement ce qu’il fait. » Au gouvernement, on déclare que Sarkozy doit s’expliquer et que si c’est vrai, c’est un scandale d’état. Au parti, on voit derrière tout cela la noirceur congénitale de la droite et les miasmes du quinquennat précédent. Chacun joue sa partition.
Eh bien, ils sont en train de se tirer une balle dans le pieds. Ne voient-ils pas, en effet, que Nicolas Sarkozy est le candidat de la droite le plus facile à battre pour François Hollande ? Ce dernier est, pourtant, bien placé pour savoir que l’on n’est pas élu président sur ses qualités, ni sur son programme, mais par défaut et par rejet ; c’est comme cela qu’il est devenu président. Par défaut, à la suite du retrait de DSK, et par rejet de son adversaire, qui avait monté contre lui, bien au-delà des préférences politiques, un grand nombre de français. Beaucoup d’entre eux ont retourné leur rancœur contre le président actuel et mis de côté leurs griefs contre Sarkozy. Mais s’il revenait dans l’arène, il est fort probable que de vieilles hostilités réapparaitraient. Parce que c’est sur lui que se focaliserait la campagne. Deux clans s’affronteraient mais non pas, comme l’on pourrait le croire, les pro-Hollande et les pro-Sarkozy mais les pro-Sarkozy et les anti-Sarkozy.
Il ne faut jamais oublier la règle de base de toute élection : au second tour on élimine ! Quel  candidat de droite, opposé à Hollande, risquerait le plus d'être éliminé ? Si la haine contre Sarkozy ne l'emportait pas, ils devraient trouver la réponse...
Imaginons maintenant que Sarkozy soit hors-jeu. La droite nous gratifierait sans doute d’une belle empoignade avant de se rallier derrière le vainqueur des primaires. Et qui gagnerait les primaires ? Celui qui la plus d’expérience ? Celui qui a le meilleur projet ? Celui qui a le plus de charisme ? Non, ce serait, évidemment, celui qui apparaitrait comme ayant le plus de chance de battre Hollande. Et qui donc, probablement, le battrait. Fillon, Juppé, un ou une autre, peu importe, ce sont les sondages qui décideront… Cela ne vous rappelle rien ?
On se souviendra alors de cette morale de La Fontaine : « Tel est pris qui croyait prendre ».

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