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jeudi 16 janvier 2014

ON NOUS A CHANGÉ LE PREMIER HOMME DE FRANCE

Le premier homme de France est social-démocrate !
Certains penseront que la nouvelle n'a rien d'ébouriffant. Pourtant, l'événement est historique et pour nous c'est enfin la réponse à la question que nous nous posons depuis notre premier blog, ouvert il y a juste trois ans : y aura-t-il un jour en France un dirigeant socialiste se reconnaissant social-démocrate et agissant comme tel; un Schroeder ou un Blair français ?
"Moi", vient de clamer Hollande ! "Moi, président socialiste français, je suis social-démocrate".
À l'étranger une déclaration de ce type passerait inaperçue : tous les socialistes le sont. Pas en France. Social-démocrate a toujours eu un côté social-traître. Pour mesurer l'importance de l’annonce il suffisait de regarder le visage de Hollande quand il disait le mot. Lui, qui a connu des moments plus joyeux dans sa vie que lors de cette conférence de presse, avait les yeux qui brillaient, le sourire qui perçait : "social-démocrate" ! Lui, qui n'avait jamais accepté le qualificatif, pas une seule fois utilisé l'expression pendant la campagne présidentielle, était aussi émouvant qu'un enfant arrivant à prononcer un nouveau mot, jouant avec lui comme s’il suçait un bonbon, se sentant devenir grand. "Social-démocrate. Je suis social-démocrate"...
Et nous, devant ce miracle si longtemps attendu, de répéter à l'unisson : "social-démocrate, il est social-démocrate". Vous avez entendu ? Il est social-démocrate ! Le socialisme français venait de rentrer dans l'histoire...
« Mon cœur, mon cœur ne t'emballe pas. Mon cœur arrête de répéter. Mon cœur arrête de bringuebaler... » Brel nous a appris à nous méfier des femmes et Hollande des hommes, de lui en particulier, notre premier homme de France. Des rêves, des pactes, des chocs, des inversions de courbes, nous en avons connu, qui ont fait pschitt. Des tours de magie, nous en avons vu des tas, qui ont raté. Des paroles, nous en avons entendu, qui se sont envolées.
Alors pourquoi lui faire confiance aujourd'hui ? Parce que, cette fois, il a l'air d'y croire lui-même. Parce que l'argumentaire est convaincant. Parce qu'il a brûlé tous ses vaisseaux et qu'il a rompu avec le passé, avec les amis et  alliés de la vieille gauche et qu'il n'a donc plus d'alternative. Lui, le flou, est devenu clair. Lui, le mou, paraît maintenant résolu. Enfin, parce que c'est notre dernière chance. Alors laissons-lui la sienne.
Nous aurons tout le temps de revenir sur cette conversion, d’en mesurer la sincérité. Contentons-nous pour l'instant de savourer : Hollande a compris que ce sont les entreprises qui créent des emplois et de la richesse, donc du pouvoir d'achat. Que ce n'est pas avec les charges et les impôts dont elles sont lestées qu'elles pourront investir et exporter. Que, pour redevenir compétitives, elles doivent reconstituer leurs marges. Que, pour entreprendre, elles doivent être dégagées du carcan règlementaire qui les paralyse. C'est ce que l'on appelle la politique de l'offre, c'est à dire la compétitivité. Alléluia !
Le nouveau "Rêve français" c'est donc :
-50 milliards de réduction de dépenses publiques,
-30 milliards de baisses de charges sur les entreprises,
-sans transferts d'impôts sur les ménages,
-plus la réforme des collectivités locales pour clarifier les compétences et simplifier le millefeuille,
-et des économies sur les dépenses sociales par la chasse aux abus et aux surcouts.
Évidemment,  la droite proteste qu'on lui vole son programme et que si l'on n'avait pas systématiquement annulé toutes les réformes de Sarkozy on aurait gagné deux ans. Ce n'est pas faux mais si c'était le prix à payer pour arriver à un consensus historique entre la droite et la gauche sur un nouveau modèle économique pour la France, alors cela en valait peut-être la peine.
Pour l’instant, nous retiendrons une seule chose : cette ambition proclamée, celle-là même que nous avions choisie comme vœu pour 2014, que la France ne soit pas à la traîne mais dans le peloton de tête de l'Europe. Qu'elle fasse aussi bien que ses principaux voisins.
Les choses sont enfin devenues simples puisque nous disposons maintenant d'une grille de lecture incontestable de la réussite ou de l'échec de la politique économique du gouvernement. Plus question de tordre les courbes, ni d'invoquer un quelconque héritage, pas de mondialisation qui tienne, pas de crise venue de l'extérieur, pas de méchante finance, pas d'autres responsables. L'engagement est d'être parmi les meilleurs, le contexte étant le même pour tout le monde.
Donc, si nos résultats en matière de croissance, d'emploi, de dette, de déficits, de commerce extérieur, se situent à un niveau comparable à ceux de l'Allemagne, de la Grande Bretagne, de l'Italie, de l'Espagne, le pari aura été gagné. Hollande aura bien servi la France, il aura rénové  le socialisme et il pourra se présenter à nouveau devant les français.
Si tel n'est pas le cas, si nous faisons moins bien qu'eux, l'échec sera sans appel. La France aura durablement décroché et la gauche sera dévastée.
Plus de temps à perdre! C'est vraiment maintenant...

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