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lundi 29 juillet 2013

LE QUIZ DES VACANCES-QUESTION N° 7

Peut-être avez-vous raté les chiffres du chômage du mois de juin ? Ce sera donc, aujourd’hui, le thème de notre Quiz :

Sachant que la courbe doit s’inverser en fin d’année et que le mois de mai marquait une stabilisation, à votre avis, les statistiques du mois de juin montrent :

                           a/une confirmation de la stabilisation ?

    b/une forte augmentation du chômage ?

c/une faible augmentation du chômage?

      d/une baisse marquant le début de l’inversion ?

 
Lors de la publication des chiffres du mois de mai, plutôt réconfortants puisqu’ils marquaient une stabilité du chômage (100 chômeurs de plus, seulement, en catégorie A), nous nous étions interrogé sur la difficulté qu’elle risquait de créer à Hollande avec sa promesse d’une baisse de la courbe en fin d’année. Non pas parce qu’il aurait pris de l’avance - qui le lui reprocherait ? - mais parce que la probabilité d’une "inversion de l’inversion" serait alors élevée.
Il est clair, en effet, qu’en l’absence de reprise économique (on sait qu’il faut au moins 1,5% de croissance pour recommencer à créer des emplois), le nombre de chômeurs ne peut baisser que grâce aux aides publiques diverses et variées : contrats aidés (600.000 en 2013 ! Si tous les gouvernements ont eu recours à cette technique qui consiste à subventionner jusqu’à 75% du coût des emplois pourvus au profit de chômeurs éloignés du marché du travail, un tel niveau n’avait encore jamais été atteint), 100.000 emplois d’avenir pour les jeunes sans qualification, 70.000 contrats de génération et, dernière idée du gouvernement, 35.000 chômeurs supplémentaires placés en formation. L’objectif est, évidemment, de diminuer le nombre d’inscrits en catégorie A, référence du chômage en France.
On imagine aisément qu’il est difficile d’aller plus loin dans cette voie compte tenu du coût budgétaire de tous ces mécanismes publics. Si on utilise toutes les cartouches trop rapidement il est donc évident que la courbe du chômage recommencera à monter en fin d’année et que l’effet sera désastreux politiquement et socialement.
La bonne réponse est donc la c/ : en juin, le nombre de demandeurs d’emplois de la catégorie A s’est élevé à 3.279.400, soit une faible augmentation du chômage de 14.900 personnes sans aucun emploi (+0,50% en un mois). La courbe actualisée à juin figure en colonne de gauche du blog
S’il ne faut pas que l’inversion intervienne trop tôt, il ne faut pas non plus que le nombre de chômeurs reparte trop fortement à la hausse. Ainsi, 15.000 demandeurs d’emplois de plus, c’est parfait. Un rythme moitié moindre que celui des 12 derniers mois. On pourra dire que les efforts du gouvernement commencent à produire leurs effets et qu’il s’approche de son objectif de fin d’année. Il y a, incontestablement, quelque chose d’admirable dans la négociation de la courbe par le gouvernement…
Hollande l’avoue lui-même - interview du 14 juillet - en toute candeur: « Ne demandons pas que le résultat arrive avant qu’il n’ait été provoqué par la politique mise en place ». Plutôt cynique, non ?
Nous n’accusons pas ici les statisticiens de l’INSEE de truquer les chiffres. Ce serait faux et injurieux. Ils font leur travail scrupuleusement et leurs chiffres sont fiables. L’image du marché du travail qu’ils publient chaque mois est exacte ; simplement, ils ne sont pas responsables de la mise en scène. Or, comme nous l’avons vu, le scénariste est de talent et l’on sait déjà comment se terminera le film. Il y a, en fait, beaucoup de cinéma dans cette affaire...
Si nous faisons toute confiance à L’INSEE, nous pensons, c’est vrai, qu’il est facile pour le gouvernement d’agir sur les statistiques du chômage et qu’il ne s’en prive pas. Deux exemples, parmi d’autres :
-40.000 emplois d’avenir déjà créés et 60.000 à ...venir. Résultat, le nombre de sans-emplois de moins de 25 ans se met tout à coup à reculer (-0,3%) alors que celui des plus de 50 ans progresse (+0,9%). Donner du travail au jeune qui ne souscrirait pas ? Mais comment croire que c’est avec des emplois d’avenir de 12 mois que l’on réglera le problème sur la durée ?
Ecoutons Michel Sapin, qui fait mine de nier l’utilisation des emplois d'avenir dans le but de réduire le chômage des jeunes mais qui déclare: «Ces emplois, ça n'est pas la panacée. Les emplois se créent avec la croissance, mais en attendant, nous n'allons pas regarder le chômage augmenter ».
Toujours le même enthousiasme, chez le Président de la République cette fois : « moi, je préfère qu’un jeune, ou un moins jeune, soit dans l’emploi, dans l’activité plutôt qu’au chômage... ».  
De quoi donner de l'enthousiasme à notre jeunesse!
-plus technique, mais à méditer : en avril ; les sorties pour "radiations administratives" ont augmenté de 8,4%.
A propos des radiations administratives, qui sont une autre manière de faire reculer les chiffres du chômage, un article paru dans Libération.fr le 11 juin 2013 (donc avant la publication des chiffres de juin) évoque l’idée d’une "politique répressive" visant à faire baisser artificiellement le nombre d’inscrits et cite un secrétaire de la CGT, membre du conseil d’administration de Pôle Emploi, qui parle d’"outil pour arrondir la présentation de chiffres". Finement dit…
 Finira-t-on un jour par comprendre que les vrais emplois sont créés dans, et par, le secteur marchand, c’est à dire par les entreprises et non par l’Etat ?

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