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mercredi 20 mars 2013

LE PAPE FAIT DES BULLES, FRANÇOIS II DES ORDONNANCES


Hollande a eu beau dire que la France ne présentait pas de candidat à la succession de Benoît XVI, il est évident qu’il existe une réelle complicité entre lui et le nouveau pape. D’ailleurs, pourquoi Jorge a-t-il, le premier dans l’histoire de la papauté, choisi de s’appeler François ?  Coïncidence ?
En tout cas, il est rapidement apparu que l’élection de ce nouveau pape ne serait pas sans conséquence sur le règne de François II. 
Ainsi, dès sa première intervention publique, le pape a-t-il fixé comme priorité à l’Église l’assistance aux plus démunis, mettant ainsi ses pas dans ceux du souverain français. 
De son côté, Hollande a immédiatement fait connaître son intention de gouverner par ordonnances. Il aurait, assurément, préféré faire des bulles mais ce n'est pas prévu par la constitution.
Avec les ordonnances, il met de côté ses engagements sur la revalorisation du rôle du parlement et revendique pour lui-même l’infaillibilité…
Il faut reconnaître que sur ce coup il nous a bien possédé. On sait, depuis longtemps, que l’homme est roublard et qu’il faut toujours chercher un sens caché derrière chaque parole. Mais nous n’avons pas assez réfléchi avant d’ironiser sur sa forte annonce de Dijon : « Il nous faudra forcer l’allure pour atteindre la bonne direction » !
Pourtant, c’était du sérieux et il s’agissait bien d’une grande annonce…
Certes, cela n’est pas paru tout de suite évident et il a fallu étudier les diverses interprétations du texte sacré qui ont été données par d’éminents théologiens experts en hollandais. Comme toujours dans ces cas-là, ils ne furent pas d’accord entre eux et les interprétations de la parole sacrée provoquèrent bien des schismes. Mais il fallut se rendre à l’évidence, c’était l’apôtre Rebsamen, qui avait raison. Par cette phrase, le prophète annonçait bien la venue des ordonnances…
Donc, si l’on ne sait toujours pas où l’on va, on connaît maintenant le moyen d’y aller plus vite : l’ordonnance. Évidemment cela ne plait pas à tout le monde et les parlementaires de la majorité commencent à se demander à quoi ils servent.
Déjà ils ont peu apprécié, c’est le moins que l’on puisse dire, de voir se constituer de nombreuses commissions Dudule ou Théodule rédiger à leur place les projets de lois. C’est ainsi que le virage historique sur la compétitivité a été décidé à partir d’un rapport d’experts (rapport Gallois) et que la révolution intervenue dans les relations sociales (négociations sur la "sécurisation de l’emploi") a résulté d’un accord entre les partenaires sociaux. Les parlementaires sont priés d’approuver en bloc, sans discuter.
Le recours aux ordonnances se justifie généralement dans deux circonstances : soit lorsque le gouvernement n’est pas assuré de sa majorité et redoute que son texte ne soit dénaturé, soit lorsque le parlement ne dispose pas assez de temps pour débattre.
Est-ce le cas ?
La gauche est majoritaire dans les deux assemblées, peu de gouvernements ont disposé d’une telle marge de manœuvre.
L’argument du calendrier, en revanche, pourrait être retenu. On a consacré tellement de temps à discuter du sexe des parents ! Et maintenant, il y a tant à dire sur une priorité qui ne saurait attendre : la réforme de la constitution. Impossible de repousser, ne serait-ce que de quelques semaines, la discussion sur des sujets aussi urgents que la réforme du conseil supérieur de la magistrature, la suppression de la cour de justice de la République, le statut du chef de l’État, l’interdiction pour un ministre d’être maire… Il suffit d’observer l’impatience des français sur ces graves questions pour se convaincre que le parlement n’a pas de temps à perdre sur de vulgaires mesures de soutien à la croissance ou de relance de la construction.
Sur ces détails, laissons  donc François faire des bulles…

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