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mardi 22 janvier 2013

RYTHMES SCOLAIRES ET BATTEMENTS SYNDICAUX

ENGAGEMENT N° 38 : « Dans l’intérêt de nos enfants, je reverrai les rythmes scolaires, qui n’ont aucun équivalent en Europe. »

Parmi les 60 engagements pour la France, s’il y en a un qui fait consensus c’est bien celui-là : les journées de nos enfants au primaire sont trop chargées et la coupure du mercredi ne se justifie pas.
Si l’on a bien compris, le projet de réforme de Peillon est assez simple : une semaine de 4 jours et demi au lieu de 4 actuellement, avec une demi-journée supplémentaire le mercredi matin (éventuellement, le samedi matin) ; 5H30 maximum par jour contre 6H, pose d’au moins 1H30 au déjeuner ; 45 minutes par jour consacrées aux activités extra-scolaires (activités pédagogiques complémentaires, sport, musique, dessin…)
Le problème c’est que Hollande évoque l’intérêt des enfants alors que ce qui commande en France c’est l’intérêt des enseignants.
Certes, revenir à la semaine de quatre jours et demi ne porte pas vraiment atteinte aux " intérêts " des enseignants puisque leur temps de travail ne devrait pas être sensible-ment accru. En effet, comme Peillon a vite compris qu’il n’était pas question de demander aux enseignants quelques heures de présence de plus, il a prévu de confier cette charge aux communes. Ce sont donc elles qui supporteront le coût supplémentaire, avec l’aide de l’Etat, c’est-à-dire, au final, du contribuable.
Mais c’est inacceptable pour les syndicats enseignants. Non pas, bien évidemment, que l’on augmente les dépenses, mais pour de nombreuses autres raisons que seuls peuvent comprendre ceux qui sont payés, à plein temps, pour exercer leurs activités syndicales au SNUipp-FSU.
Deux, tout de même, sont assez simples : pour aller à l’école le mercredi matin il faut se lever tôt un jour de plus, aller enseigner et perdre du temps libre. On comprend que travailler une matinée en semaine soit une grave atteinte aux droits légitimement acquis !
La seconde raison est révélatrice de la philosophie (si l’on peut dire) des syndicats d’enseignants : on ne veut pas faire le boulot mais pas question pour autant de transférer des activités, mêmes périscolaires, à d’autres... Vous vous rendez compte, si l’on confiait les enfants à des animateurs municipaux que l’on ne contrôle pas et qui sont payés par les communes ? Comme l’a dit un dirigeant syndical : « qui paye commande ». Vous voyez le danger ? Imaginez qu’en cas de grève ces personnels se chargent des enfants… Déjà qu’à cause de la droite les journées de grève ne sont plus payées, alors si l’on ne peut plus « faire  ch… les mômes » comme disait Zazie !
Pourtant Peillon avait trouvé l’argument qui devait faire mouche : il s’agit d’annuler une réforme de la droite. C’est donc le fondement du projet socialiste qui est en cause.
Qu’une réforme du rythme scolaire soit nécessaire, nul ne le conteste. Qu’elle pose des problèmes tels que former les animateurs nécessaires, trouver les locaux adaptés, compenser les heures supplémentaires des enseignants (pas trop, rassurez-vous), financer les coûts de ces nouvelles dispositions (600 millions d’euros, dit-on), c’est évident. Mais, en vérité, rien d’insurmontable. Pas de quoi faire descendre un million de personnes dans la rue…
Surtout que toutes les conditions politiques sont aujourd’hui réunies, avec les enseignants qui constituent les troupes d’élite du parti socialiste et l’art de la concertation qui  caractérise notre gouvernement.
Faudra-t-il, malgré tout,réécrire l’engagement N°38 : « Dans l’intérêt de nos enseignants, je reverrai le projet de réforme des rythmes scolaires » ?
 « Quand mon âme oppressée sent en rythmes nombreux déborder ma pensée »
                                              Lamartine, Méditations poétiques

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