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mercredi 21 novembre 2012

FRANÇOIS II, DIT LE CHANCEUX

Cela se confirme : François Hollande a de la chance. En politique en tout cas.
Il lui en aura fallu, en effet, de la chance pour en arriver là. Quoi qu’il fasse, les événements tournent en sa faveur. Petite rétrospective.
En 2006, le parti socialiste organise une primaire pour choisir son candidat à la présidentielle de 2007. Hollande se fait griller la politesse par sa compagne de l’époque. Cela apparait comme un revers pour le premier secrétaire qui aurait dû légitimement concourir. Ce sera donc Ségolène Royal qui affrontera deux ténors du parti, Laurent Fabius, dont c’était la dernière occasion, et Dominique Strauss-Kahn. Exit Fabius…
Ségolène affrontera donc Sarkozy et sera largement battue. Le chemin de la présidentielle s’ouvre à nouveau pour Hollande qui abandonne son siège de premier secrétaire général.
En 2008, le PS se réunit à Reims pour désigner son successeur. Le congrès tournera au désastre. Aubry finira par être élue après quatre jours de vaudeville pendant lesquels les accusations de tricheries et magouilles seront échangées avec les partisans de Royal. Aucune des deux ne s’en remettra. La première secrétaire en tirera les conséquences en signant un pacte avec DSK par lequel elle se montre prête à s’effacer à son profit.
Dans le même temps, le Président Sarkozy affronte la crise économique la plus grave depuis près d’un siècle, ce qui, comme dans toutes les autres démocraties européennes, compromet ses chances de réélection.
Ne reste plus donc que DSK l’invincible, hyper favori des français. Hollande se prépare à l’affronter courageusement mais personne n’y croit. Sauf lui. Il n’en n’a cure, il a son gri-gri. DSK fait une mauvaise chute dans une suite à New-York (SOFITEL, « la clef de vos envies ».) Bye bye Strauss-Kahn. Et Hollande, en qui presque personne ne croyait, se retrouve président de la République !
Force est de lui reconnaître du talent et une grande habileté politique. Mais c’est incontestable, il lui en aura fallu de la chance…
Et cela continue.
La crise s’aggrave et sa popularité fond comme neige au soleil. La droite reprend du poil de la bête et lui mène la vie dure. L’UMP va se doter d’un président qui sera le chef d’une opposition revigorée. On se prépare déjà au choc Hollande-Fillon en 2017. Cette fois-ci le sortant ce sera lui et il continue de baisser dans les sondages.
Mais il tire à nouveau le bon numéro. Fillon, l’hyper favori de droite est défait à l’issue d’un duel à l’UMP en comparaison duquel le congrès socialiste de Reims ressemble à un bal de débutantes. Il est possible que le ridicule ne tue pas mais il est clair que l’opposition va avoir bien du mal à se faire entendre et l’UMP à mobiliser. Exit donc Fillon, mais aussi Copé qui, comme Aubry en 2008, va devoir courir après sa légitimité.
Cette fois-ci ça y est, il n’y a plus personne sur son chemin. Il a un boulevard devant lui et plus personne à sa poursuite.
Personne ? Si, il reste un adversaire embusqué, l’ « ex », Nicolas Sarkozy. Mais il ferait bien de se méfier : la malédiction de Hollande s’abat impitoyablement sur tous ses adversaires.
François II, le Chanceux ! Napoléon demandait avant de promouvoir un général : « Est-ce qu’il a de la chance ? » C’est sans ainsi que François II est monté sur le trône…
 
Reste toutefois une grande inconnue. A-t-il de la chance en général ou seulement en politique ? Va-t-il terrasser la crise ou s’y enfoncer ? Lui en est persuadé, c’est une crise cyclique, il suffit d’attendre un peu, la croissance va revenir, avant un an, et amener la baisse du chômage.
A nouveau, il est à peu près seul à y croire et les mauvaises nouvelles s’accumulent avec les critiques de Schröder, les avertissements du FMI et les  mises en garde de Bruxelles tandis que Moody’s dégrade la note de la France. On dira, bien sûr, que c’est la sanction de la gestion passée mais l’agence de notation a été claire : elle ne croit ni aux prévisions de croissance, ni aux 3% de déficit budgétaire et déplore l’absence de réformes structurelles et de progrés réels vers plus de compétitivité.
La critique est rude mais Hollande le Chanceux n’écoute pas les experts quand ils sont de mauvais augure. Il doit simplement se dire, comme Laetitia (nous restons aujourd'hui chez les Bonaparte) : « Pourvou qué ça doure »…

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