Adresses

BLOG : http://www.francois-2.com/
o
u : http://francois-2.blogspot.com/
MAIL: agvialain@gmail.com


AUTRES BLOGS

Les 500 derniers jours du PS, avant la présidentielle de 2012:
Campagne 2012 de François Hollande
agv-solferino2012.blogspot.com/
agv-solferino2012.blogspot.fr/



« TOUT PARTI VIT DE SA MYSTIQUE ET MEURT DE SA POLITIQUE » (Charles Péguy)

dimanche 9 septembre 2012

LES TROIS PÉCHÉS CAPITAUX DE LA GAUCHE

Si nous intervenons aujourd’hui, c’est parce qu’il nous parait évident que Hollande et les socialistes sont en train de commettre la troisième plus grande erreur de leur exercice du pouvoir depuis les débuts de la Vème République.
 
Les deux premières, inutiles de les développer, tout le monde les connaît, même si certains refusent encore de l’avouer. La France est le seul pays au monde à les avoir commises.
La première est donc la retraite à 60 ans. Mitterrand.
La seconde, les 35 heures. Jospin.
La troisième, sera l’entreprise. Hollande.
Si l’on voulait faire de l’antihollandisme, il suffirait de puiser dans la liste qui ne cesse de s’allonger des erreurs, déceptions et cafouillages et de consulter les enquêtes d’opinion. Mais cela n’est pas notre sujet. Nous éviterons  le Hollande "bashing".
Ce qui nous préoccupe aujourd’hui, c’est le gâchis qui se prépare.
On sait que l’enjeu pour notre pays est de retrouver la croissance et de réduire le chômage. Tout le reste est secondaire.
De qui cela dépend-il ? Des entreprises évidemment. Il faut les convaincre et leur donner les moyens d’investir et d’embaucher. Donc les rassurer et les mobiliser. Pour cela il faut traiter la question de la compétitivité.
Or, que constatons-nous ?
Le président a un ennemi : la finance, et un ministre du redressement productif qui ne connaît rien à l’entreprise et hait les patrons.
A quoi jouent-ils ?
Ils humilient les dirigeants et les actionnaires, ils augmentent les charges des entreprises, ils surtaxent l’activité économique. On peut relever aisément les principales erreurs : l’annulation de la TVA sociale qui devait retirer aux entreprises la charge du financement de la politique familiale, la suppression de l’exonération des heures supplémentaires qui entrainera une baisse du pouvoir d’achat, le coût du travail avec la hausse du SMIC, le retour partiel de la retraite à 60 ans financé par de nouvelles charges sociales, les surtaxes sur les banques et les pétroliers à qui l’on demande en même temps de consentir des efforts pour prêter plus ou baisser les prix de l’essence, la taxe à 75% des revenus  au-delà de 1 million d’euros et surtout, pour que l’on comprenne bien le sens de ces mesures, l’injure aux actionnaires déjà surtaxés de 3% et que l’on prend plaisir à humilier quand ils sont majoritaires (la famille Peugeot et Unilever, propriétaire de Fralib). Décidemment on n’aime pas l’entreprise…
Pourquoi ?
Première hypothèse, Hollande n’aime pas les riches et a décidé de se les … payer !
Impossible : il est trop intelligent pour faire passer ses ressentiments personnels avant les intérêts du pays dont il est aujourd’hui le président.
Deuxième hypothèse : il sait qu’il n’a d’autre choix que de soumettre tous les français, même les plus modestes, au régime minceur. Pour calmer la douleur, la chasse aux grands patrons grassement payés constituera un puissant analgésique. Soyons francs : à part les quelques centaines de personnes concernées, qui ne se réjouirait de voir les super rémunérations amputées ?
C’est, sans doute, la bonne hypothèse puisqu’il a déjà théorisé cette politique sous l’appellation de " juste effort ". Et puis, c’est la seule façon de calmer, un peu, peut-être, ses alliés, les syndicats et la gauche extrême. Il ne peut pas se fâcher avec son électorat.
Malheureusement, il a tout faux ! Il faut être bien naïf, ou intoxiqué à une idéologie dépassée,  pour penser que l’on relancera la croissance par  la dépense au lieu de s’attaquer à la compétitivité de notre appareil productif. Il est certain, en revanche, qu’à désespérer les patrons et les marchés, la France continuera de s’enfoncer dans la récession. Il faudra alors renoncer à réduire les déficits ou continuer à augmenter les impôts, ce qui ne fera qu’empirer la situation.
La retraite à 60 ans qui a fait rire le monde entier était le premier symbole de la spécificité française.
Les 35 heures, cadeau miraculeux fait à nos concurrents,  du comique de répétition.
La chasse aux patrons et l’alourdissement des charges des entreprises ne fait, en revanche, plus rire personne.
C’est qu’aujourd’hui l’Europe est une économie intégrée et que la faillite d’un grand pays comme la France se répandrait chez tous nos partenaires,  bien au-delà, d’ailleurs, de l’Europe. Désastre universel !
Bernard Arnault, première fortune d’Europe, quatrième du monde, vient de demander la nationalité belge. Ce n’est pas une histoire dôle. Il parait qu’il continuera à payer ses impôts en France ! Ce serait donc pour des frites qu’il veut devenir belge…
Sait-on que nos affreux dirigeants du CAC 40, et leurs collaborateurs apatrides, sont à la tête de multinationales ce qui les oblige à voyager plus de six mois par an hors de France, pour leur travail. Alors changer de domicile est moins compliqué que changer de voiture.
Les footballeurs seraient, parait-il, exonérés de la taxe à 75% (ou bénéficieraient d'un "lissage" de leurs revenus). Pourtant, ils ne peuvent emporter avec eux le stade dans lequel ils jouent ni les spectateurs qui payent pour les voir.
Les grandes entreprises, en revanche, réalisent l’essentiel de leur chiffre d’affaires à l’étranger et leurs dirigeants sont de toutes nationalités. Que cela plaise ou non, le monde est leur pays.
On enseigne que le début de la décadence économique de la France a commencé avec la révocation de l’Edit de Nantes. Il n’y avait pas à l’époque de CAC 40 mais l’économie et la finance étaient largement entre les mains des protestants. Ils sont partis. Pas perdus pour tout le monde…
Aujourd’hui les entreprises sont  dirigées par des cadres supérieurs français mais aussi allemands, hollandais, australiens… Ce qui est nouveau, et qui change tout, c’est qu’ils n’ont plus peur du gouvernement français et qu’ils n’hésiteront pas à l’affronter. Et cela ne concerne pas que les grosses entreprises, les petits et moyens entrepreneurs sont tout aussi excédés.
C’est de l’issue de ce combat, entre le gouvernement et les entreprises, désormais inévitable, que dépendra le succès ou l’échec du quinquennat de Hollande et, accessoirement, notre avenir.

Aucun commentaire: