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vendredi 24 août 2012

DROIT DE RETRAIT

Dans notre première chronique, en ouverture à ce blog, qui était également la dernière du blog précédent (« Les 500 derniers jours du PS, avant le présidentielles de 2012 »), nous envisagions de nous abstenir de commentaires pendant les 100 premiers jours de la présidence Hollande afin de lui laisser profiter de l’état de grâce auquel a droit tout président nouvellement élu.
Ce n’est pas ce que nous avons fait, pour la raison suivante : la constatation que l’antisarkozysme obsessionnel, qui pouvait se comprendre pendant la campagne électorale – c’est d’ailleurs, ce qui lui a permis d’être élu - continuait d’être le ressort principal de Hollande, même après avoir été élu président de tous les Français.
Cela nous est apparu indigne de la part de quelqu’un qui prétendait établir une République irréprochable et injurieux à l’égard des 48,5% des français ayant voté Sarkozy.
Nous avons donc voulu, à notre tour, faire de l’antihollandisme primaire et prouver qu’il n’était pas nécessaire de pratiquer le mépris ni le dénigrement pour y parvenir : la simple relation des faits suffisait.
Mais il nous faut bbien reconnaître que cela ne correspond pas à notre nature ni à l’idée que nous nous faisons de la politique. Nous préférons l’ironie à l’agressivité.
La goutte d’eau qui a fait déborder notre vase a été l’affaire du Livret A dont le candidat socialiste avait, de manière irréfléchie, promis le doublement au prétexte qu’il s’agissait du placement fétiche des français et qu’une telle mesure serait donc populaire.
A la réflexion, il est apparu que c’était une idée dangereuse car elle aurait pour effet de diminuer les ressources des banques et donc leur capacité de prêter, onéreuse car la défiscalisation serait coûteuse pour les finances publiques, inutile car les fonds d’ors et déjà disponibles sur le Livret A sont très largement supérieurs aux besoins pour le financement du logement social (ce qui est leur vocation), injuste enfin, car elle ne profiterait qu’aux ménages aisés : seuls 9% des Livrets A atteignent le plafond actuel de 15.300 euros. Le doublement du Livret A et du Livret de développement durable, dont on a également promis le doublement, porterait à 42.600 euros le total pouvant être investi, par personne dans ces livrets, soit 85.200 euros pour un couple ! C’est clairement une mesure pour les riches financée par une perte de recettes fiscales. Belle niche et grave erreur à cause d’une bêtise de campagne…
On pourrait évidemment dire la même chose des mesures annoncées sur le prix de l’essence qui permettront une baisse de quelques centimes, totalement invisible car inférieure à la différence que l’on constate entre les stations-services ! Très visible, en revanche, sur le budget puisqu’une baisse des taxes de 1 centime entraine une baisse des recettes fiscales de 500 millions…
De qui dit-on qu’ils sont les seuls à ne jamais changer d’idée ?
Nous avions espéré que le retour des socialistes au pouvoir allait leur donner un petit coup de jeune et permettre enfin un vrai débat entre la droite et la gauche sur les vrais sujets dont dépend l’avenir de la France et de nos enfants. Hélas ! A la place, nous avons eu des postures, du mépris et des mesurettes : des piécettes distribuées à la sortie des conseils des ministres comme jadis les bourgeois donnaient aux pauvres à la sortie de la messe.
Parle-t-on de l’Europe (fédérale ou des Etats), de l’initiative privée et de la compétitivité des entreprises, de la création de vrais emplois générant de la croissance, de l’avenir des retraites, de la protection sociale, de la réforme de l’enseignement ?
Pas du tout. Les sujets qui intéressent sont la normalité comportementale du président, le statut des élus, de leurs cumuls de mandats et de leurs modes d’élection, les Roms et le démantèlement de leurs campements illicites,la publicité à la télé, le mariage homosexuel, l’ouverture de centres fermés… Sujets certainement importants mais en décalage total avec les réalités et les urgences.
Ils n’en ont cure: le Président et le Premier ministre partent trois semaines en vacances ! Ils ont été élus pour 1.825 jours et non pour 100 et ils entendent bien en profiter.
Alors, nous avons décidé de faire jouer notre droit de retrait, prévu par une loi bien française : un salarié qui a un motif raisonnable de penser qu’il est confronté à un danger grave et imminent pour sa vie ou pour sa santé a le droit d’arrêter le travail. Même si tenir un blog n’est pas vraiment un travail salarié, nous nous sentons en danger. En danger de tomber dans ce travers que nous n’avons cessé de reprocher aux socialistes, cette hystérie haineuse consistant à dénigrer tout ce qui est fait par les responsables politiques dès lors qu’ils ne sont pas de son camp.
Nous exerçons donc notre droit de retrait à compter de ce jour, le centième du règne de François II.
Toutefois, et comme le prévoit également la loi française, nous nous réservons la possibilité d’invoquer notre droit de repentir qui permet de revenir sur son engagement et par conséquent d’intervenir à nouveau, ponctuellement, sur des sujets graves et importants sur lesquels il est possible, et souhaitable, de débattre. Le budget 2013, par exemple…
Dans cette hypothèse, et si vous souhaitez en être informés sans avoir besoin de consulter systématiquement le blog, nous signalons une fonctionnalité bien utile, que nous venons de découvrir : tout en bas de la page, en faisant descendre le curseur au plus bas de l’écran, on découvre une case, à droite (bien entendu), intitulée « FOLLOW BY EMAIL ». Il vous suffit d’entrer votre adresse de messagerie pour recevoir, par courriel, chaque nouvelle chronique.
Les inscriptions restent confidentielles, y compris pour le rédacteur du blog.
En attendant, souhaitons-nous bonne chance pour les 1.750 derniers jours du quinquennat de François Hollande…
Nous ferons, je vous le promets, le bilan de l’An I.
 

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