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jeudi 28 juin 2012

QUAND LES GROSSES MAIGRISSENT LES PETITES MEURENT

La citation exacte, du  "vieux-maître" chinois Lao-Tseu, est : « Quand les gros maigrissent, les maigres meurent ». Mais nous voulons, vous l’aurez deviné, parler des entreprises, des grosses entreprises, celles qui s’enrichissent sur le dos des autres.
Ecoutons Jérôme Cahuzac, le ministre du budget : « En 2011, les entreprises du CAC 40 ont distribué 45 milliards d’euros à leurs actionnaires…On s’est dit que demander à ceux qui percevront cette somme de faire, via l’entreprise, un effort de 3% sur ce qu’ils reçoivent nous paraissait acceptable ».
Bah ! 3% ce n’est pas beaucoup compte tenu de tout ce qu’elles gagnent; quant aux actionnaires ils ont bien assez profité.
Vraiment ? Cela mérite que l’on y regarde d’un peu plus près.
D’abord, c’est faux. Ce ne sont pas 45 milliards qui ont été distribués en 2011 mais 37 milliards. Mais ne pinaillons pas.
Entre juin 2007 et juin 2012 (vous aurez reconnu le quinquennat Sarkozy) l’indice boursier du CAC 40 a perdu la moitié de sa valeur, ce qui signifie que sur 100 euros investis il n’en reste plus que 50. Pas glorieux pour des capitalistes avides qui s’enrichissent en dormant, sous le Président des riches…
Mais ils ont touché des dividendes ? Oui, en moyenne 4% par an de la valeur de l’action soit, après impôts et prélèvements sociaux, environ 2,5% nets. Tiens, c’est amusant, l’équivalent de ce qu’a rapporté la Livret A durant cette période, totalement défiscalisé…
Donc un "riche" qui a investi 100 euros en actions du CAC 40 en 2007 se retrouve aujourd’hui avec 62,5 euros. Comme disait Coluche « Salaud de riche ! ».
Un "pauvre" qui aurait placé la même somme sur son Livret d’épargne aurait aujourd’hui 112,5 euros. Coluche toujours : « Salaud de pauvre ! ».
On n’a pas choisi la bonne période de référence ? Prenons alors les dix dernières années, d’avril 2002 (fin du quinquennat de Jospin) à avril 2012 : le CAC a chuté de 4 500 points à 3 000. Pour retrouver le seul capital investi il faudrait que la bourse augmente de 50%. Tout le monde ne s’est pas enrichi sous la droite…
Mais allons plus loin. Les entreprises, elles, ne sont pas à plaindre et elles payent très peu d’impôts. Vraiment ?
En 2011, elles ont réalisé un bénéfice cumulé de 74 milliards. Dans l’absolu, c’est beaucoup mais cela représente environ 5 % de leur chiffre d’affaires. Sur ce bénéfice elles ont payé 40 milliards d’impôts soit plus que les 37 milliards distribués.
Mais il s’agit des impôts payés dans le monde et pas en France ? Certes, mais c’est à l’étranger qu’elles réalisent la plus grosse part de leur chiffre d’affaires et encore plus de leur bénéfices. Il y a un problème ?
Pourquoi tous ces chiffres ? Pour faire réfléchir et prouver que l’idéologie, pour ne pas dire la démagogie, ne peut tenir lieu de politique économique.
Tout le monde connaît l’histoire de la poule aux œufs d’or (« Il crut que dans son corps elle avait un trésor »). Il faudrait se souvenir de la morale…
Désolé pour ceux (celles) qui trouvent que nous sommes trop dans l’économie ou dans l’Europe, ce qui revient au même. Mais est-ce de notre faute si c’est là que se joue le règne de François II ?
Pour nous faire pardonner, la prochaine fois nous donnerons la liste des noms qui ont enrichi, ces derniers jours, la liste des cocus de Hollande ! A moins que nous  ne reparlions de l’Europe et de la réunion au sommet qui commence en ce moment même à Bruxelles ? Désolé...
PS. Beaucoup de chiffres cités sont tirés d’un article passionnant publié hier dans Le Figaro Economie (« Bourse : la grande déprime du CAC 40 »). Passionnant, mais il faut aimer les chiffres…
PS bis. Certains pourraient penser que le rédacteur de ces lignes est un actionnaire désespéré d’avoir tant perdu sur ses économies placées en bourse. Ils se tromperaient. Il y a bien longtemps que nous avons compris que c'était folie, sous la droite comme sous la gauche, que d’être, à la fois, français et actionnaire. Désespéré, nous le sommes, mais par cette haine française à l’égard des grandes entreprises (sans lesquelles il n’y aurait pas de petites) et des actionnaires (sans lesquels il n’y aurait pas d’investissements). Et par les responsables politiques qui "spéculent "sur ce mauvais sentiment.
Pauvre poule !

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