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samedi 12 mai 2012

PREMIÈRES EMBROUILLES


1/ La maitrise des déficits
Hollande avait promis un chiffrage rigoureux de son programme. De fait, ses 60 engagements étaient accompagnés de différents tableaux sur lesquels on pouvait relever les chiffres suivants : un déficit budgétaire ramené à 3% du PIB en 2013 et une croissance de 1,7% cette même année. L’engagement était net, précis et fut rappelé tout an long de la campagne. Avec lui, les engagements de la France seraient tenus et les électeurs pouvaient voter en confiance.
Patatras ! Voilà que Bruxelles publie ses prévisions et lance un avertissement à la France. Elle annonce pour notre pays une croissance de 1,3% au maximum et un déficit public de 4,2%. Pour respecter nos engagements il faudra donc trouver une vingtaine de milliards supplémentaires.
Que dit Hollande ? D’abord, (cet argument est appelé à un bel avenir) que c’est la faute de Sarkozy. C’est de bonne guerre, sauf qu’en 2012 la France restera dans les clous et que même en 2013 elle s’en sort nettement mieux ( c'est-à-dire moins mal) que la moyenne européenne. Là n'est pas l'imprtant.
Ce qui mérite réflexion, c’est la phrase suivante prononcée par le Président élu : « Je savais depuis plusieurs semaines qu’il y avait une dégradation plus grande que le gouvernement sortant ne le disait de nos comptes publics….Nous avions déjà anticipé ».
Donc il savait et il ne l’a pas dit.
Donc il nous présentait un chiffrage qu’il savait faux et il ne l’a pas dit.
Donc il savait qu’il faudrait de nouvelles mesures de rigueur et il ne l’a pas dit.
Donc il savait que la France aurait le plus grand mal a respecter son engagement sur les 3% et il ne l’a pas dit.
Donc il a déjà anticipé mais on ne sait pas ce qu’il va faire.
Dormez, braves gens, ce n’est qu’une simple omission.
2/ Une République irréprochable
Me Mignard, ami du Président et avocat de Jean-Marc Ayrault, a lancé la mise en garde suivante :
« Il apparaît que la condamnation de M. Ayrault en 1997 est nulle et anéantie par la réhabilitation intervenue en 2007 ».« Nul ne peut plus l'invoquer sans être en infraction avec la loi pénale », a-t-il ajouté, en soulignant que les «transgressions  dans ce domaine « ont fait l'objet régulièrement de condamnations pour diffamation ».
Il est donc interdit d’évoquer le sujet…qu’il évoque lui-même. De le citer également ?
Mais qui comprend vraiment ce qui s’est passé en 2007 et ce qu’est une réhabilitation ? On connaît les réhabilitations judiciaires, certaines sont restées célèbres dans l’histoire (le long combat de Dreyfus). Mais nous n’avons pas connaissance d’une décision de justice dans ce sens. Par ailleurs, 2007 est l’année de l’élection de  Sarkozy, mais il  est le seul président entrant à n’avoir pas fait voter de loi d’amnistie...
Alors nous avons consulté le code pénal. Voici ce que nous avons trouvé (Section 4. De la réhabilitation): « La réhabilitation est acquise de plein droit à la personne physique condamnée qui n'a, dans les délais ci-après déterminés, subi aucune condamnation nouvelle à une peine criminelle ou correctionnelle : … Pour la condamnation unique à un emprisonnement n'excédant pas dix ans ou pour les condamnations multiples à l'emprisonnement dont l'ensemble ne dépasse pas cinq ans, après un délai de dix ans à compter soit de l'expiration de la peine subie, soit de la prescription accomplie ».
Est-ce cela dont il s’agit ? 1997 + 10 = 2007. BINGO ! Chut...
Est-il également interdit de citer Hollande qui a déclaré : « Je n'aurai pas autour de moi à l'Élysée des personnes jugées et condamnées » et qui a ajouté « Vous pourrez me rappeler cette déclaration si je venais à y manquer » ?
Il vaudrait mieux en parler franchement et clairement, une bonne fois pour toutes, car,  reconnaissons-le, le problème ne réside pas tant dans le fait lui-même, plutôt bénin et très ancien, que dans l’esquive pratiquée à son sujet. Pourquoi Martine Aubry ne s’exprimerait-elle pas, en sa qualité de première secrétaire du parti socialiste, afin de conforter Ayrault dans sa course à Matignon ?

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